Nous sommes bien plus microbes qu’humains

Si l’espèce humaine doit se repenser au sein de l’écosystème du vivant et non au sommet (cf notre dernier post), il est piquant de remarquer que l’écosystème du vivant fait déjà lui partie intégrante de nous, et ce jusque dans nos plus intimes recoins.

57% des cellules de notre corps ne sont en effet pas “nous”, mais des créatures microscopiques – bactéries, virus, champignons, archées – dont la plus grande concentration, connue sous le nom de microbiote, se trouve dans nos intestins.

Nous sommes ainsi bien plus microbes qu’humains – même à travers nos gènes (2 à 20 millions pour le microbiote, contre seulement 20,000 pour le génome humain). L’ADN des microbes fait bien partie de notre humanité. Et ils tiennent, on le découvre chaque jour, un rôle important dans notre santé.

C’est dire une fois encore combien nous sommes tributaires de ce qui n’est pas “nous”, combien la frontière qui nous sépare de la nature est fictive (idéologique), et combien cette guerre que nous menons à l’extérieur pour domestiquer la nature, est une guerre contre nous-même.

#WeareNature

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