Pour un humanisme du vivant

Si l’humanisme trouve son origine dans la Renaissance, il faut se rappeler que ce dernier fut d’abord celui de l’homme blanc bien né. Et que les indiens ou africains asservis furent longtemps considérés comme inférieurs – jusqu’à se demander s’ils avaient une âme. Il faudra attendre 1848 pour que l’esclavage soit aboli en France et 1948 pour la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (précédée 3 ans plus tôt du droit de vote donné aux femmes). Enfin, c’est avec la conférence de Rio en 1992 que l’humanisme à l’égard des générations futures a émergé.
C’est dire si l’extension à l’égale dignité de tous les êtres humains est récente dans notre histoire.
Que dire alors du chemin à parcourir encore, pour que cet humanisme soit étendu à tout le vivant? Pour que notre espèce représentant 0.01% de la biomasse terrestre (cf post d’hier) intègre une place non pas au sommet ou en dehors de la Nature, mais bien en son sein.

De l’égo-système (moi au centre du monde) à l’éco-système (moi au milieu des autres), ce pas a aujourd’hui besoin d’être franchi.

L’ETH (pour Économie de la Terre et des Hommes) témoigne de notre engagement en faveur d’un tel humanisme.
Merci d’y contribuer avec nous.