Le corps est la clé de nos émotions

Publié en 2014 dans PNAS (Proceedings of National Academies of Sciences), l’article « Bodily maps of emotions » offre une cartographie fascinante de nos émotions et de leur naissance dans le corps, indépendamment de notre éthnie ou culture.

Le corps est en fait la clé de nos émotions (simplement parce que c’est là qu’elles naissent) et c’est par ce dernier qu’on peut gérer les émotions douloureuses qui parfois nous étreignent.

Lorsqu’on ressent de la peur, de la colère ou de la tristesse par exemple, il y a toujours quelque part dans le corps une sensation physique sous-jacente qui lui donne naissance. Quelque part dans le corps, quelque chose “étreint”, “serre”, “mord”, “pulse”, « se tend »…

Pour surmonter l’émotion, la clé n’est pas de lutter pied à pied avec elle (souvent d’ailleurs on la subit).
La clé, c’est d’observer la sensation physique désagréable sous-jacente, sans y réagir.
Observer sans réagir une sensation physique même désagréable est en pratique beaucoup plus facile que d’observer une émotion qui submerge.

Au bout d’un moment, la sensation physique va s’évanouir, et l’émotion avec elle – permettant au passage d’expérimenter par le corps l’impermanence du monde (le fait qu’aucune sensation physique, agréable ou désagréable, ne dure éternellement…).