Pour une relance écologique

Il y a 400 ans, Descartes invitait à se rendre “comme maîtres et possesseurs de la nature” par la Connaissance.
L’accès aux énergies fossiles a permis de façonner cette vision d’une humanité affranchie de son environnement.
Ironie du sort, en quelques semaines, un organisme microscopique a suffit à exposer au grand jour la fragilité de nos civilisations pourtant capables de domestiquer l’atome.

Alors que se profile le déconfinement, on mesure la tentation de revenir au monde d’avant. Et de renvoyer à plus tard les enjeux écologiques éclipsés par le naufrage économique.

On se souvient qu’avant même la crise du Covid, des scientifiques (pourtant connus pour leur mesure) appelaient ni plus ni moins à la désobéissance civile. C’est dire le sentiment d’urgence qui déjà pré-existait.

Quand on relit Descartes, on se rend compte qu’il n’invitait pas à se rendre maître du monde, mais à en devenir le peintre (par la connaissance subtile des équilibres du vivant): pour créer un tableau de maître et non un maître du tableau.

Il n’y aura aucune relance viable autre qu’écologique.
La Connaissance chère à Descartes (et dont nos scientifiques sont aujourd’hui les garants), doit guider une #relance #écologique. Pour nos familles et la Terre qui nous abrite.