La biodiversité, rempart au coronavirus

Notre espèce, à certains égards, pourrait être comparée à un drôle de virus colonisant la Terre dans ses plus étroits recoins, pour en extraire les ressources qui lui paraissent idoines. Mais à pénétrer des territoires toujours plus reculés, on finit par croiser la route d’autres virus: ceux qui fourmillent dans le monde sauvage qu’on cherche à coloniser.
On pourrait croire que ce fourmillement – et la biodiversité qui en est la source – constitue le problème dont il faut se prémunir. Mais la biodiversité est autant le repaire que le rempart aux épidémies : car elle permet aux virus d’être dilués dans une multitude d’hôtes, sans arriver jusqu’à nous.

Lorsque nous braconnons des espèces animales (comme l’inoffensif pangolin), ou lorsque nous détruisons leurs habitats, les virus privés de leurs hôtes naturels se tournent simplement vers celui devenu le plus visible : nous.