Climat, pandémies et chute de Rome

De plus en plus, les historiens s’aperçoivent que l’Histoire des hommes est intimement liée au climat. L’exemple le plus frappant est sans doute celui de l’Empire romain.
Pour Rome, le climat a tout d’abord été un allié précieux : l’Empire s’est en effet développé et a atteint son apogée grâce à un climat chaud, humide et stable – des conditions extrêmement favorables au développement d’une société agraire. On appelle d’ailleurs cette période l’optimum climatique romain.
Puis tout s’est compliqué. Devenu moins stable, plus aride, le climat ne permettait plus de produire autant de nourriture. Moins bien nourris, les habitants de l’Empire sont devenus plus sensibles aux maladies. L’Empire s’est mis à collectionner les pandémies : La peste de Cyprien a succédé à la peste Antonine, et la peste Justinienne, première épidémie avérée de peste noire, a achevé les vestiges de l’Empire en Occident.
Quant à lui, l’Empire romain d’Orient a su s’adapter, et durer 1000 ans de plus.
Avec la crise sanitaire du coronavirus, nos sociétés occidentales ont l’opportunité de faire de même et de réformer leurs systèmes de santé. Hongkong, Singapour et la Corée ont su apprendre de l’épidémie de SRAS en 2002, nous le devons à notre tour.